Une histoire commence toujours par un premier mot

     Raconter des histoires fait partie de nos gênes. Depuis la préhistoire, les hommes se racontent des histoires aux coins du feu pour se divertir, pour s’éduquer et pour communiquer. Dans son livre Sapiens, Yuval Noah Harari nous explique que ce serait grâce aux histoires et à la narration que l’Homme doit sa survie et son évolution. Rien que ça.

 

     Pourtant j’ai la sensation que nous perdons le fil de notre évolution. J’ai perdu le mien. Pendant une très longue période.

 

     De longs mois durant, j’ai refusé de m’intéresser à la littérature. Que ce soit la lecture de fiction ou l’écriture. Je refusais d’ouvrir un livre de fiction et je ne m’autorisais que la lecture de livre de non-fiction. Du reste : j’en avais peur.

 

     Une partie de moi aimait tellement ça que j’aurai aimé y consacrer des heures et des heures. L’autre partie, plus rationnelle, rêvait d’une vie financièrement riche, dans le confort et la sécurité, et pour cela, il me fallait tirer un trait sur l’écriture. Métier de rêveur sous-payé.

 

     Mais à l’heure d’internet et de l’économie de l’information, nous entrons dans une nouvelle ère où nous avons la possibilité – nous, écrivains – de vivre correctement nos vies, sans vendre des millions de livres.

 

     C’est un des sujets que je souhaite explorer. Comment lier sa passion de l’écriture, de la littérature avec celui de l’entrepreneuriat ? J’y reviendrai dans un autre article.

 

     Aujourd’hui, je n’ai plus peur de la littérature. Je la retrouve, la (re)découvre sous de nouveaux jours. Il m’est possible d’en vivre, alors il tant pour moi de réapprendre à écrire et prendre du plaisir.

 

     Puisqu’une histoire commence toujours par un premier mot, n’oubliez pas que le mien fût : « Raconter ».

 

« L’Homo sapiens est un animal narrateur qui pense en histoires plutôt qu’en nombres ou en graphiques, et croit que l’univers lui-même fonctionne comme une histoire, rempli de héros et de méchants, de conflits et de résolutions, de climax et de fins heureuses. « 

 

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