S’assoir et écrire.

     Se lever chaque matin, se mettre à son bureau – ou bien à cette table de salon qui le temps d’un instant se prête au jeu – et écrire. Écrire tous les jours. Prendre cette habitude de placer les mots les uns après les autres, chaque jour. Se construire ou reconstruire nos connexions neuronales pour que le geste devienne de plus en plus instinctif.

     Je me suis toujours trouvé mauvais en écriture. Comme si ce que j’écrivais ne valait pas la peine d’être lu. Peut-être est-ce vrai. Dans ce cas, je dois travailler encore et encore pour m’améliorer et devenir celui que je veux être : un bon écrivain. 

     Mais pour ça, il faut écrire. Et lire aussi. Je ne lis pas assez. Je le sais et je voudrais faire plus. Je me perds parfois dans les méandres d’internet, sans raison. 

     Cette fois, pourtant, je refuse d’abandonner ce projet comme je l’ai toujours fait. C’ est là mon défaut. Ne pas porter mes propres projets jusqu’au bout. Pour les autres, il n’y a pas de tergiversation. Pour moi, c’est différent. Comme si j’étais incapable de le faire. Comme si ce que je faisais n’en valait pas la peine. Comme si j’étais mauvais.

     Se trouver mauvais n’est pas une fin en soi. C’est juste prendre la mauvaise décision. Celle de se comparer avec des personnes à un stade plus avancé ou à un parcours différent. Se comparer ne sert à rien, hormis se sentir mal à l’aise dans la pratique de sa compétence ou de son art. 

     L’écriture n’est pas un concours ou un business où le meilleur gagne. Il n’y a pas qu’un seul élu. 

     Le plus important pour l’apprenti écrivain, c’est de se lever et de se mettre à son bureau – ou à cette table – et de se mettre à écrire. Un écrivain raconte une histoire avec ses mots. Juste ses mots.

 

« Vous pouvez tout faire en écrivant. »

C.S Lewis

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